Code institutionnel officiel
Fondation Langlois-Mauron
Projet de chiens d'assistance CANINA
Code d'éthique et de gouvernance institutionnelle — Version de travail officielle. Parties I et II : Préambule, Mission, Valeurs et Gouvernance (Articles 1 à 23).
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Document de référence
Préambule
La Fondation Langlois-Mauron est un organisme à but non lucratif dont la mission s'inscrit dans une volonté durable de contribuer à la sécurité, à la dignité, à l'autonomie et au mieux-être de personnes vulnérables. Cette ambition se concrétise par le développement d'initiatives structurées, responsables et porteuses d'impact social concret, ancrées dans les valeurs les plus exigeantes de la gouvernance institutionnelle québécoise.
Dans la continuité de ses valeurs fondatrices, la Fondation développe le Projet de chiens d'assistance CANINA, une initiative intégrée réunissant un programme d'élevage responsable, un programme d'entraînement spécialisé, un volet d'évaluation et d'accompagnement des bénéficiaires, ainsi que, lorsque requis, des composantes complémentaires de formation, d'hébergement transitoire, d'encadrement et de réinsertion progressive. L'ensemble de ces composantes vise à soutenir le succès du jumelage et la stabilité durable des bénéficiaires.
Le Projet CANINA repose sur une conviction fondamentale : un chien d'assistance n'est ni un simple animal de compagnie, ni un produit, ni un outil promotionnel. Il est un partenaire vivant, sensible, rigoureusement sélectionné, socialisé, entraîné et évalué afin d'accomplir un rôle fonctionnel réel auprès d'une personne admissible. Cette distinction est au cœur de chaque décision institutionnelle.
La qualité d'un chien d'assistance : une chaîne complète d'excellence
La Fondation reconnaît que la qualité d'un chien d'assistance ne débute pas au moment du jumelage. Elle est le fruit d'un travail rigoureux, systématique et documenté qui commence bien avant la première rencontre avec un bénéficiaire. Chaque étape du développement du chien contribue à la solidité de ce qui suivra.
01
Sélection et élevage
Sélection rigoureuse des lignées, santé physique et comportementale des reproducteurs, prévention des problèmes génétiques, environnement de mise bas optimal.
02
Socialisation précoce
Socialisation neurologique et comportementale précoce, compétence des intervenants, constance des méthodes appliquées dès les premières semaines de vie.
03
Entraînement structuré
Qualité des protocoles d'entraînement, supervision vétérinaire continue, évaluation progressive et documentée à chaque étape du développement.
04
Décision responsable
Capacité institutionnelle d'interrompre un processus lorsque la sécurité ou le bien-être l'exigent, sans pression opérationnelle ni émotionnelle.
Les bénéficiaires du Projet CANINA
La Fondation reconnaît que les bénéficiaires du Projet CANINA peuvent présenter des réalités variées et complexes de vulnérabilité. Chaque situation est unique et mérite une approche individualisée, empreinte de respect et de professionnalisme. L'accompagnement proposé tient compte de la globalité de la personne, de son contexte de vie et de ses besoins particuliers.
Toute intervention auprès des bénéficiaires doit être menée avec prudence, respect, discrétion, confidentialité, rigueur, humilité, professionnalisme et sens éthique. Le Projet CANINA agit comme un programme complémentaire structuré — il ne remplace pas les soins médicaux, les services psychosociaux, juridiques ou communautaires spécialisés.
Article 1
Objet du Code
Le présent Code a pour objet d'établir un cadre institutionnel complet visant à assurer que le Projet de chiens d'assistance CANINA soit développé, administré et opéré selon les plus hauts standards raisonnablement applicables à un organisme responsable. Ce cadre normatif constitue la colonne vertébrale de toutes les décisions et pratiques institutionnelles liées au Projet CANINA.
Six domaines fondamentaux
Le Code couvre l'ensemble des dimensions critiques du Projet CANINA, de la gouvernance jusqu'à la protection des personnes et des animaux impliqués.
  • Gouvernance — Structure décisionnelle, responsabilités, reddition de comptes, gestion des risques et intégrité organisationnelle
  • Programme d'élevage — Sélection, reproduction responsable, santé des lignées, bien-être des reproducteurs
  • Programme d'entraînement — Méthodes, standards comportementaux, progression, sécurité et évaluations
  • Volet bénéficiaires — Admissibilité, évaluation, formation, jumelage et suivi
  • Protection du bien-être animal — Santé, sécurité, dignité, protection émotionnelle et retraite
  • Protection des personnes — Confidentialité, respect, prévention des abus et mécanismes de plainte
Article 2
Champ d'application
Le présent Code s'applique à toute personne impliquée directement ou indirectement dans le Projet CANINA, quelle que soit la nature de son engagement — rémunéré, bénévole, contractuel ou institutionnel. L'application du Code est universelle et ne souffre d'aucune exception fondée sur le statut ou la durée d'implication.
Gouvernance
  • Membres du conseil d'administration
  • Dirigeants et directeurs
  • Gestionnaires et responsables de programmes
  • Membres de comités
Ressources humaines et bénévoles
  • Employés, contractuels, consultants
  • Travailleurs autonomes et stagiaires
  • Bénévoles et familles d'accueil
  • Accompagnateurs, socialisateurs, assistants
Programme canin
  • Entraîneurs et superviseurs
  • Évaluateurs et responsables de soins
  • Intervenants en reproduction
  • Responsables des chiots
Bénéficiaires et partenaires
  • Candidates, bénéficiaires, participantes en formation
  • Organismes référents et professionnels collaborateurs
  • Fournisseurs et partenaires institutionnels
  • Vétérinaires et éducateurs externes
Le Code s'applique dans tous les contextes opérationnels : locaux de la Fondation, sites opérationnels, milieux d'hébergement, familles d'accueil, lieux publics, transports, activités de formation, événements, communications en ligne et réseaux sociaux.
Article 3
Définitions institutionnelles
Le présent Code repose sur un lexique précis afin d'assurer une compréhension commune et uniforme de l'ensemble des personnes impliquées dans le Projet CANINA. Les définitions ci-dessous constituent les référentiels officiels applicables à toute interprétation du Code.
Article 4
Mission de la Fondation
La Fondation Langlois-Mauron a pour mission de développer, soutenir et opérer le Projet de chiens d'assistance CANINA, un programme intégré visant à améliorer concrètement la sécurité, l'autonomie, la qualité de vie et la participation sociale de personnes admissibles. Cette mission se réalise par l'attribution responsable de chiens d'assistance rigoureusement sélectionnés, élevés, socialisés, entraînés et suivis.
« Un chien d'assistance attribué de façon responsable peut transformer une vie. Cette transformation ne se produit pas par hasard — elle est le résultat d'un programme rigoureux, humain et documenté, conduit avec intégrité à chaque étape. »
Cette mission se réalise notamment par un programme d'élevage responsable, un programme d'entraînement structuré, une sélection rigoureuse des candidats canins, une formation obligatoire des bénéficiaires, un jumelage responsable basé sur l'évaluation et la compatibilité, un suivi post-attribution systématique, ainsi que des activités complémentaires d'hébergement, de formation ou d'encadrement lorsque requises par la situation du bénéficiaire.
Article 5
Vision du Projet CANINA
La Fondation aspire à faire du Projet CANINA une référence crédible au Québec dans le développement responsable de chiens d'assistance. Cette vision n'est pas une déclaration d'intention : elle constitue un engagement opérationnel quotidien qui oriente chaque décision institutionnelle, chaque protocole et chaque pratique sur le terrain.
Excellence canine
Des chiens rigoureusement sélectionnés, entraînés selon les meilleures pratiques reconnues internationalement, évalués de façon continue et attribués uniquement lorsque prêts.
Intégrité institutionnelle
Une gouvernance transparente, des décisions documentables, une reddition de comptes rigoureuse et une culture d'amélioration continue à tous les niveaux de l'organisation.
Accessibilité et inclusion
Un programme conçu pour rejoindre des personnes aux réalités variées, avec des mécanismes d'accompagnement adaptés à chaque situation.
Amélioration continue
Un engagement institutionnel à apprendre, corriger, documenter et progresser — chaque erreur devient une occasion d'amélioration organisationnelle.
Article 6
Valeurs fondamentales
Les neuf valeurs fondamentales du Projet CANINA ne sont pas de simples énoncés décoratifs. Elles constituent le référentiel éthique à partir duquel chaque décision, chaque protocole et chaque intervention doit être évalué. Ces valeurs s'appliquent à l'ensemble des personnes impliquées dans le Projet, sans hiérarchie ni exception.
Dignité
Chaque personne mérite respect, considération et sécurité, indépendamment de sa condition ou de sa vulnérabilité.
Bien-être animal
Chaque chien est un être sensible, jamais un outil jetable. Son bien-être physique et émotionnel est une priorité non négociable.
Intégrité
Toute décision doit être honnête, responsable et documentable. L'intégrité ne souffre d'aucun accommodement raisonnable.
Excellence
Le projet vise des standards élevés, mesurables et cohérents. L'excellence n'est pas un idéal abstrait — c'est une pratique quotidienne.
Prudence
Aucune décision précipitée ne doit compromettre un chien ou une personne. La prudence guide chaque étape du processus.
Sécurité, Confidentialité, Responsabilité et Bienveillance
La sécurité est prioritaire. La protection de l'information est essentielle. Chaque personne répond de ses gestes. Et le respect n'exclut pas la rigueur.
Article 7
Principes directeurs du Projet CANINA
Au-delà des valeurs, le Projet CANINA repose sur dix principes directeurs opérationnels qui guident concrètement les décisions quotidiennes. Ces principes traduisent les valeurs en actes et en obligations pratiques pour l'ensemble des personnes impliquées dans le programme.
1
Le bien-être du chien prime sur la pression opérationnelle
Aucun délai, aucun objectif promotionnel ou financier ne peut justifier de compromettre le bien-être d'un animal du programme.
2
Aucun chien ne doit être attribué prématurément
L'attribution est conditionnelle à la réussite de toutes les étapes d'évaluation. La précipitation est un risque institutionnel et humain inacceptable.
3
Aucun jumelage ne doit être fondé sur l'émotion seule
Le jumelage est une décision professionnelle, fondée sur des critères objectifs d'évaluation, de compatibilité et de sécurité.
4
La sécurité publique prime sur la visibilité
La réputation du Projet CANINA ne peut pas être construite au détriment de la sécurité des personnes ou du public.
5
Les méthodes d'entraînement doivent être défendables éthiquement
Seules des méthodes reconnues, documentées et conformes aux standards éthiques internationaux sont acceptables.
6
Les risques doivent être documentés, gérés, reconnus et corrigés
La culture du risque est active, transparente et orientée vers l'amélioration continue. Les erreurs documentées deviennent des occasions d'apprentissage organisationnel.
Article 8
Gouvernance générale
Le conseil d'administration demeure ultimement responsable du Projet CANINA. Cette responsabilité n'est pas symbolique : elle se traduit par une surveillance active, documentée et rigoureuse de l'ensemble des dimensions du programme, depuis la conformité réglementaire jusqu'à la réputation institutionnelle.
Conformité et politiques
Adoption, révision et application des cadres normatifs institutionnels.
Finances et risques
Surveillance de la santé financière, identification et mitigation des risques opérationnels.
Sécurité et bien-être animal
Protection des bénéficiaires, du public et de tous les chiens du programme.
Réputation et incidents majeurs
Gestion des plaintes graves, incidents publics et décisions structurantes.
Partie II
Gouvernance, Conformité, Qualité et Gestion des Risques
Articles 9 à 23 — Cadre institutionnel de gouvernance, responsabilités du conseil d'administration, structure des comités, reddition de comptes, documentation, gestion des risques et intégrité institutionnelle.
Article 9
Gouvernance institutionnelle
Le Projet de chiens d'assistance CANINA doit être administré selon une structure de gouvernance claire, rigoureuse, documentée et responsable. La Fondation reconnaît qu'un programme crédible de chiens d'assistance exige une gouvernance institutionnelle forte — non pas comme formalité administrative, mais comme condition essentielle de la crédibilité, de la sécurité et de la pérennité du programme.
Aucune personne ne peut exercer un pouvoir décisionnel absolu, informel ou arbitraire en contradiction avec la mission, les politiques adoptées ou les responsabilités de gouvernance établies. Cette règle est absolue et s'applique à tous les niveaux hiérarchiques de l'organisation, sans exception.
Sécurité des bénéficiaires et du public
Une gouvernance forte garantit que les décisions d'attribution et de jumelage sont fondées sur des critères objectifs et sécuritaires.
Bien-être animal
La structure de gouvernance protège les chiens du programme contre toute décision précipitée ou contraire à leurs intérêts.
Cohérence des décisions
Des mécanismes formels assurent que les décisions sont prises de façon cohérente, équitable et documentable.
Crédibilité organisationnelle
La gouvernance solide renforce la confiance des partenaires, des donateurs et des organismes de réglementation.
Pérennité du programme
Une structure bien définie assure la continuité du programme au-delà des personnes qui le portent à un moment donné.
Article 10
Responsabilités du conseil d'administration
Le conseil d'administration demeure l'instance décisionnelle ultime de la Fondation. À ce titre, il assume des responsabilités précises et non délégables qui couvrent l'ensemble des dimensions stratégiques, opérationnelles et éthiques du Projet CANINA.
10.1 — Mission et orientation
Le conseil protège la mission, définit les orientations stratégiques, approuve les grandes priorités et veille à la cohérence permanente entre les activités et la mission institutionnelle.
10.2 — Gouvernance
Le conseil adopte les politiques officielles, révise les cadres normatifs, approuve les mécanismes de supervision, établit les délégations d'autorité et définit les mécanismes de reddition de comptes.
10.3 — Surveillance du Projet CANINA
Le conseil supervise l'ensemble des programmes : élevage, entraînement, bénéficiaires, hébergement, finances, sécurité, conformité et réputation.
10.5 — Bien-être animal
Le conseil s'assure que le programme protège adéquatement les reproducteurs, les chiots, les chiens candidats, les chiens attribués et les chiens retraités.
10.6 — Plaintes graves
Le conseil doit être informé de tout risque grave, allégation d'abus, atteinte au bien-être animal, menace juridique ou incident public majeur.
Article 10.4
Gestion des risques — Responsabilité du conseil
Le conseil veille à l'identification, l'analyse et la mitigation de l'ensemble des risques associés au Projet CANINA. Cette responsabilité implique une veille active, une documentation rigoureuse et des mécanismes de réponse définis à l'avance pour chaque catégorie de risque identifiée.
Chaque risque identifié doit être documenté, analysé et associé à un protocole de réponse. Le conseil ne peut se limiter à la réaction — il doit exercer une vigilance proactive et s'assurer que les mécanismes de prévention sont en place et fonctionnels.
Article 11
Direction opérationnelle
La direction opérationnelle du Projet CANINA agit sous l'autorité du conseil d'administration. Elle constitue le lien essentiel entre les orientations stratégiques définies par le conseil et la réalité quotidienne du programme sur le terrain. Cette position implique une responsabilité élevée, une capacité de jugement rigoureuse et un engagement constant envers les valeurs institutionnelles.
La direction doit agir dans les limites strictes de ses pouvoirs délégués. Toute décision exceptionnelle, controversée ou à risque élevé doit être escaladée au conseil ou au comité compétent sans délai. L'initiative personnelle ne peut se substituer à la gouvernance institutionnelle.
Mise en œuvre des politiques
Traduction des décisions du conseil en directives opérationnelles claires, applicables et documentées.
Supervision quotidienne
Coordination des programmes, gestion des bénévoles, suivi des dossiers, formation continue et application du Code.
Gestion des incidents
Documentation rigoureuse, signalement rapide et communication interne transparente pour tout incident survenant dans le cadre du programme.
Escalade responsable
Transmission sans délai au conseil ou au comité compétent de toute situation dépassant le cadre des pouvoirs délégués.
Article 12
Comités de gouvernance
Le conseil peut constituer des comités permanents ou temporaires, agissant sous autorité déléguée. Ces comités permettent une supervision spécialisée et approfondie des différentes dimensions du Projet CANINA, tout en maintenant la responsabilité ultime au niveau du conseil d'administration.
Comité gouvernance et conformité
Politiques, conformité, documentation, audits, suivi réglementaire, pratiques institutionnelles et amélioration continue.
Comité qualité et standards CANINA
Cohérence des standards, protocoles, qualité des pratiques, alignement avec les standards reconnus et documentation qualité.
Comité bien-être animal
Santé, conditions de vie, protocoles de soins, suivi reproduction et entraînement, décisions de retrait, retraite canine.
Comité bénéficiaires et jumelage
Admissibilité, évaluation, priorisation, matching, suivi et gestion des incidents impliquant des bénéficiaires.
Comité gestion des risques
Cartographie des risques, gestion des incidents, protocoles d'urgence, assurances et sécurité publique.
Comité plaintes et éthique
Réception, analyse, traitement des plaintes, recommandations, prévention et équité procédurale.
Article 13
Indépendance et conflits d'intérêts
Toute personne impliquée dans la gouvernance du Projet CANINA doit agir dans l'intérêt supérieur de la Fondation. Cette obligation d'indépendance est fondamentale : elle protège la crédibilité institutionnelle, la confiance des partenaires et l'équité des décisions. Un conflit d'intérêts, même potentiel ou apparent, doit être traité avec la même rigueur qu'un conflit avéré.
Situations constituant un conflit
  • Intérêt financier personnel ou familial
  • Intérêt commercial ou relation privilégiée
  • Avantage potentiel ou influence externe
  • Pression politique ou bénéfice personnel indirect
Obligations en cas de conflit
Toute personne en conflit réel, potentiel ou apparent doit :
  1. Déclarer immédiatement la situation au conseil ou à l'instance compétente
  1. Se retirer de l'ensemble des discussions liées au sujet concerné
  1. S'abstenir de voter sur toute décision en lien avec le conflit
  1. Respecter les directives émises par le conseil à cet égard
Articles 14 et 15
Délégation d'autorité et reddition de comptes
La délégation d'autorité est un mécanisme essentiel de gouvernance — mais elle doit être explicite, documentée et limitée. Aucune délégation implicite n'est présumée dans le cadre du Projet CANINA. Les pouvoirs délégués doivent être clairement définis, qu'ils soient de nature opérationnelle, administrative, financière, disciplinaire ou programmatique.
La reddition de comptes constitue l'obligation corrélative à toute délégation. Chaque responsable doit pouvoir démontrer ce qui a été fait, pourquoi, selon quelles règles, avec quels résultats, quels risques et quelles corrections ont été apportées. Cette transparence n'est pas optionnelle : elle est la contrepartie nécessaire de toute autorité exercée.
Formes de reddition
  • Rapports périodiques et tableaux de bord
  • Journaux opérationnels et rapports d'incident
  • Rapports de progression canine
  • Dossiers bénéficiaires et rapports de suivi
  • Comptes rendus de comités
Types de délégation
  • Délégation opérationnelle — gestion quotidienne du programme
  • Délégation administrative — procédures et communications
  • Délégation financière — engagements dans les limites autorisées
  • Délégation disciplinaire — gestion des manquements
  • Délégation programmatique — décisions de programme encadrées
Article 16
Documentation obligatoire
Un programme crédible doit documenter ses activités de façon rigoureuse, systématique et accessible. La documentation n'est pas une formalité administrative : elle constitue la mémoire institutionnelle du Projet CANINA, un outil de protection juridique, un mécanisme de reddition de comptes et un fondement de l'amélioration continue.
16.1 — Dossiers canins
  • Identification et pedigree
  • Santé, vaccins, traitements
  • Reproduction et tests génétiques
  • Incidents et évaluations
  • Progression, retraits, jumelage, retraite
16.2 — Dossiers bénéficiaires
  • Candidature et admissibilité
  • Références et consentements
  • Évaluations et formation
  • Matching, incidents et suivi
16.3 — Dossiers bénévoles
  • Candidature et vérifications
  • Engagements et formation
  • Incidents, restrictions et retrait
16.4 et 16.5 — Incidents et documentation institutionnelle
  • Date, lieu, faits, personnes et chien impliqués
  • Témoins, mesures prises et suivi
  • Politiques, procédures, procès-verbaux, résolutions, audits
Article 17
Gestion des risques
Le Projet CANINA doit appliquer une culture active de gestion des risques. Cette culture ne se limite pas à la réaction aux incidents : elle implique une identification proactive, une analyse documentée et une mitigation planifiée de l'ensemble des risques associés aux activités du programme. La gestion des risques est la responsabilité partagée de tous les niveaux de l'organisation.
Risques canins
  • Morsure et réactivité
  • Fuite et blessure
  • Stress chronique
  • Mauvais matching
  • Défaillance comportementale
Risques humains
  • Chute et blessure physique
  • Mauvaise manipulation
  • Traumatisme psychologique
  • Mauvaise supervision ou attribution
Risques institutionnels
  • Plainte publique et poursuite juridique
  • Perte de réputation
  • Incident médiatique
  • Erreur documentaire et brèche de confidentialité
Risques financiers
  • Sous-financement ou interruption de programme
  • Imprévus vétérinaires
  • Coûts juridiques
  • Défaillance opérationnelle
Article 18
Assurances
La Fondation doit chercher à maintenir une couverture d'assurance appropriée, proportionnelle à la nature et à l'étendue de ses activités. Les assurances ne constituent pas un substitut à la prévention et à la gestion des risques — elles en sont le filet de sécurité complémentaire, indispensable à la pérennité institutionnelle et à la protection de l'ensemble des parties prenantes.
Responsabilité civile générale
Administrateurs et dirigeants
Responsabilité événementielle
Couverture des bénévoles
Couverture animaux
Couverture transport
La Fondation doit régulièrement revoir ses couvertures d'assurance en fonction de l'évolution de ses activités, de sa taille et des risques identifiés. Cette révision doit être documentée et présentée au conseil d'administration.
Article 19
Incidents et obligation de signalement
Toute personne impliquée dans le Projet CANINA a l'obligation de signaler rapidement tout incident ou situation à risque. Cette obligation est absolue et ne souffre d'aucune exception fondée sur la peur des représailles, l'incertitude quant à la gravité de la situation ou la volonté de protéger un collègue ou un partenaire. Le silence volontaire constitue un manquement grave au Code.

Toute personne qui omet volontairement de signaler un incident, une menace ou une situation à risque commet un manquement disciplinaire pouvant entraîner des mesures correctives, incluant la suspension ou la fin de l'engagement.
Incidents canins
Morsure, menace, fuite, blessure, stress sévère ou tout comportement préoccupant nécessitant une évaluation immédiate.
Situations d'abus ou de négligence
Toute allégation d'abus envers un animal ou une personne, toute forme de négligence observée ou suspectée.
Incidents de santé ou de confidentialité
Problème grave de santé canine, brèche de confidentialité, incident public ou problème bénéficiaire majeur.
Article 20
Culture d'amélioration continue
La Fondation reconnaît qu'aucun programme sérieux n'est parfait. L'amélioration continue n'est pas un aveu de faiblesse institutionnelle — c'est la marque d'une organisation mature, honnête et réellement engagée envers l'excellence. Cette culture doit être incarnée à tous les niveaux de l'organisation, du conseil d'administration jusqu'aux bénévoles sur le terrain.
Les erreurs documentées doivent systématiquement devenir des occasions d'amélioration organisationnelle. Une organisation qui dissimule ses erreurs se condamne à les répéter. Une organisation qui les documente, les analyse et les corrige se renforce durablement. Le Projet CANINA adhère sans réserve à ce second modèle.
Article 21
Revue qualité interne
Une revue qualité périodique constitue un mécanisme essentiel de supervision et d'amélioration du Projet CANINA. Cette revue permet d'évaluer objectivement la performance globale du programme, d'identifier les zones de vulnérabilité et de valider que les pratiques institutionnelles demeurent alignées sur les standards adoptés et les valeurs fondamentales de la Fondation.
9
Dimensions évaluées
La revue qualité porte sur neuf dimensions clés du programme, de la santé canine à la satisfaction des bénéficiaires.
La revue périodique devrait examiner notamment : la santé canine, les incidents survenus, les plaintes reçues, les retraits effectués, la qualité du matching, la progression des chiens en entraînement, la conformité documentaire, la satisfaction des bénéficiaires et la performance globale du programme. Les résultats de chaque revue doivent être documentés et présentés au conseil d'administration.
Article 22
Protection contre les représailles
Aucune personne impliquée dans le Projet CANINA ne doit subir de représailles pour avoir soulevé de bonne foi un risque, une inquiétude, un incident, une plainte ou une question éthique. Cette protection est fondamentale : elle est la condition sine qua non d'une culture de transparence et de signalement efficace. Sans cette protection, les mécanismes de surveillance deviennent inopérants.
« Les représailles contre une personne qui agit de bonne foi constituent l'un des manquements les plus graves au présent Code. Elles compromettent la sécurité de tous — des chiens, des bénéficiaires et de l'institution elle-même. »

Les représailles — directes ou indirectes — contre une personne ayant signalé de bonne foi une situation préoccupante constituent un manquement disciplinaire grave, pouvant entraîner des mesures immédiates allant jusqu'à la fin de l'engagement, quel qu'en soit le statut.
La protection contre les représailles s'applique à toutes les personnes impliquées dans le Projet CANINA, quelle que soit leur position hiérarchique, la nature de leur engagement ou l'issue de la situation signalée. Agir de bonne foi est suffisant pour bénéficier de cette protection.
Article 23
Intégrité institutionnelle
Le Projet CANINA doit protéger sa crédibilité par la cohérence entre ce qu'il affirme et ce qu'il pratique. L'intégrité institutionnelle n'est pas une posture de communication — c'est une discipline quotidienne, mesurable à chaque décision, chaque protocole et chaque interaction. La Fondation s'engage à refuser catégoriquement toute pratique contraire à ses valeurs, même sous pression.
Ce que la Fondation refuse
Improvisation dangereuse, faux standards, fausses représentations, placements irresponsables, instrumentalisation des bénéficiaires ou des chiens.
Décisions inadmissibles
Toute décision fondée uniquement sur la pression émotionnelle ou financière, sans égard aux critères objectifs d'évaluation et aux protocoles établis.
Ce que la Fondation affirme
Cohérence entre discours et pratique. Un programme qui dit ce qu'il fait, et qui fait ce qu'il dit — chaque jour, à chaque niveau de l'organisation.
Synthèse — Parties I et II
Les deux premières parties du Code institutionnel du Projet CANINA posent les fondements éthiques et gouvernementaux de l'ensemble du programme. Elles établissent un cadre complet, cohérent et exigeant qui couvre la mission, les valeurs, les principes directeurs, la structure de gouvernance, les mécanismes de contrôle et les obligations de toutes les personnes impliquées.
1
Partie I — Fondements
Articles 1 à 8 : Objet, champ d'application, définitions, mission, vision, valeurs, principes directeurs et gouvernance générale.
2
Partie II — Gouvernance
Articles 9 à 23 : Structure institutionnelle, comités, délégation, documentation, gestion des risques, amélioration continue et intégrité.
3
Partie III — À venir
Programme d'élevage CANINA : sélection génétique, santé, protocoles de mise bas, socialisation précoce et standards ADI.
Ce Code constitue le socle à partir duquel l'ensemble des pratiques, protocoles et décisions du Projet CANINA seront évalués. Son application rigoureuse est la responsabilité de chaque personne impliquée dans le programme, sans exception.
Fondation Langlois-Mauron — Engagement institutionnel
Le présent document constitue la version de travail institutionnelle officielle des Parties I et II du Code d'éthique et de gouvernance du Projet de chiens d'assistance CANINA. Il est destiné aux membres du conseil d'administration, au personnel institutionnel, aux partenaires financiers et aux organismes partenaires de la Fondation Langlois-Mauron.

Ce document est le premier de six documents constituant l'intégralité du Code institutionnel CANINA, couvrant les 23 premiers articles sur un total de 366 articles répartis en 12 parties. Les parties subséquentes couvriront notamment le programme d'élevage, le programme d'entraînement, le volet bénéficiaires et les mécanismes de conformité avancée.
La Fondation Langlois-Mauron réaffirme son engagement envers l'excellence institutionnelle, la protection des personnes vulnérables, le bien-être animal et la crédibilité organisationnelle du Projet CANINA. Ce Code est un document vivant, destiné à évoluer avec les pratiques, les apprentissages et les exigences croissantes du programme.
Version de travail institutionnelle
Parties I et II — Articles 1 à 23
Fondation Langlois-Mauron